
Religion
Par JEAN-PHILIPPE BEAL
Publié le 02 mars 2020 à 16h00
Quatre courses, quelque 2.500 participants, de courses pour le gain desquelles le suspense s’est régulièrement invité. Que demander de plus ? Une belle vingtième, forcément, sur laquelle les organisateurs travaillent déjà. En attendant mars 2021, retour sur deux jours intenses avec quelques-uns de ceux qui auront marqué de leur empreintes ce millésime 2020.
Damien Boston (vainqueur de l’Ultra Volcanique, 74 km, D+2.870 m, en 6h33’42’’). « J’ai effectué un départ très prudent. Je me suis mis à mon rythme, et du coup, sur la fin, c’est vrai que j’avais de bonnes jambes. J’ai creusé l’écart, j’en ai profité, je me suis dit ça passe ou ça casse mais j’étais un peu juste, il ne fallait pas 20 bornes de plus mais je suis satisfait. C’est l’expérience aussi. Ici, c’est vallonné et roulant."
Alexandre Béraud (deuxième du 74 km en 6h35’42’’). « Je suis forcément satisfait. Je suis deuxième, j’améliore mon temps. ça s’est joué à l’usure, il y a beaucoup de plats, il faut être rapide. Le puy de Dôme laisse des déchets et c’est surtout le deuxième passage à Lemptégy que là les comptes se font. Damien (Boston) et moi, on prend les deux premières places mais sortis de Lemptégy, on est assez loin. C’est là que ça se passe, plus que nous qui accélérons, c’est devant que ça craque. Je pense qu’on fait une belle course en gestion, lui, un ton au-dessus de moi, et il a rapidement vu, je pense, qu’il avait une pièce à jouer. On est resté un moment ensemble et je savais que je ne pouvais pas suivre. J’ai eu une préparation de début de saison qui était trop tendre pour enquiller les montées, il a fait le trou et après, ça s’est joué en gestion, moi j’ai essayé de préserver ma deuxième place comme il fallait. »
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Vivien Raynaud (troisième du 74 km en 6h44’21’’). « Belle fin de course, c’était sympa. Je n’avais pas vraiment de stratégie. Je ne comptais pas partir vite, ça, c’est sûr. Après, je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui je manquais un peu de jus, dans les montées, ça m’était très difficile d’avancer et d’être très efficace. Du coup, je l’ai joué un peu à l’économie dans les montées et ensuite, sur les portions plus roulantes ou autres, j’ai essayé de garder un bon rythme pour quand même terminer dans de bonnes conditions. »
Damien Guillemet (vainqueur du Marathon Volcanique, 47 km, D+1.880 m, en 3h59’32’’). « Après le 30e kilomètre, j’ai vu que (Florent Pianezzola) commençait à lâcher un peu dans les grosses difficultés. Moi j’étais assez bien à ce moment-là, je me suis dis que c’était le moment où jamais, et j’ai essayer de prendre le large. J’ai vu que je creusais l’écart mais sur les 6 derniers kilomètres, j’étais vraiment dans le dur. »
Florent Pianezzola (deuxième du 47 km en 4h01’09’’). « On a fait une grosse entame avec (Damien Guillemet) mais j’avoue que sur les 20 derniers kilomètres, c’était au mental avec les crampes. Je savais que j’étais en forme. Cet hiver, j’ai fait un pari, je n’ai fait que des cross et des courses de 10 km. On est partis fort mais sans plus, j’avais de très bonnes sensations. Au 31e à la Nugère (Damien Guillemet) s’est envolé et moi, j’ai été pris de crampes incroyables, j’ai essayé de gérer, ça a failli casser, c’est passé, tant mieux, l’issue est favorable. »
Vincent Martins (troisième du 47 km en 4h02’10’’). « L’an passé, j’avais terminé 9e et en 4h15, là je fais bien mieux (4h02’10’’). L’année dernière, j’ai fait l’erreur de partir trop vite et au bout de 10-15 bornes, je n’étais déjà pas bien. Du coup, cette année, j’ai adopté une autre stratégie. J’ai accéléré à mi-course et j’ai rattrapé les concurrents au fur et à mesure. A Lemptégy, je suis dans les 10 et je remonte. A la Gare de Volvic, je suis 4e et le 3e, je le double 4 kilomètres avant l’arrivée. »
Marine Béraud (vainqueure du 47 km en 5h02’17’’). « ça ne peut pas aller mieux. Il y a 6 ans, j’avais fait le même parcours et en toute honnêteté, c’était mon pire souvenir de course parce que j’avais souffert comme pas possible. En 6 ans après, le pire souvenir est devenu le plus beau. J’ai pris un énorme plaisir. La différence, c’est que je n’avais pas la même préparation, pour le coup. J’ai su aussi gérer l’alimentation tout du long. Il y a 6 ans, il y avait beaucoup de neige aussi. A Lemptégy, j’ai eu un peu peur, je commençais à être fatiguée, mais en fin de compte, la deuxième partie est quand même plus roulante. »
Fabienne Puel (deuxième du 47 km). « Finalement, j’ai bien géré mais ça a été un peu plus dur à partir du 35e, là, c’est la longueur de course qui a fait que c’est le mental qui a pris le relais pour finir. »
Laurianne Gayet (troisième du 47 km). « ça s’est très bien passé. Je n’ai pas voulu partir trop vite, j’ai géré les 20 premiers kilomètres et puis comme j’avais les jambes... »
Benoît Crétien (vainqueur « Riom Limagne et Volcans », 22 km, D+ 870 m, en 1h33’09’’). « On est resté à deux jusqu’à la Gare de Volvic puis là, j’ai accéléré dans une descente. J’ai alors pris un peu d’avance que j’ai conservée en gérant mon allure jusqu’à l’arrivée. Je venais ici pour prendre du rythme puisque ma dernière compétition, c’était l’Hivernal du Sancy. Le Vulcain me permet de lancer la machine. Maintenant, la préparation va s’intensifier. »
Manon Besson (vainqueure filles du 22 km, en 1h57’02’’). « C’était une belle course. Je reviens de blessure. C’était le premier dossard que j’accrochais depuis 3 mois, je n’avais donc pas d’objectif précis sauf juste commencer à me remettre en mode compétition. J’avais les jambes assez lourdes parce que j’ai des entraînements plutôt chargés. (Emmanuelle Duchaine) est partie directement dès le départ mais on était toujours à 30 secondes d’écart tout du long, on s’est suivies puis je l’ai rejointe, on a couru ensemble pendant 5 kilomètres et à la fin mais elle n’a pas tenu le rythme sur les deux derniers kilomètres et je suis partie. »
Romain Maillard (vainqueur du « Volvic Nature », 13 km, D+520m), en 50’55’’). « L’idée, c’était d’aller gratter quelques secondes sur l’année passée (51’52’’). Les premières semaines depuis janvier, j’ai fait beaucoup de volume mais peut-être en équilibrant différemment entre vélo et course à pied. Mais cette semaine est sans doute celle où j’ai le plus insisté sur la course à pied. »
Jean-Philippe Béal
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